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Lettre de l’ASAF du mois de mai 2011

Mardi 21 juin 2011

Lettre de l’ASAF 11/05

« Ne pas subir »
(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

L’élection du chef des armées.

Chef d’Etat et chef des armées.

Les Français savent-ils qu’en élisant dans un an le président de la République ils désigneront également le chef des armées ?

La question ne se posait pas lorsque le général de Gaulle proposa en 1962 aux Français d’élire le chef de l’Etat au suffrage universel ni  en 1965 lors de la première élection présidentielle.  Sa carrière militaire en 1914 et en 1940, ses réflexions et ses écrits entre les deux guerres faisaient de lui l’un des meilleurs experts militaires français. Le chef de la France libre avait acquis une légitimité indiscutée.

20 ans plus tard, l’élaboration d’un concept et d’une doctrine de dissuasion nucléaire et la réalisation d’une force de frappe indépendante et  puissante confirmait sa maîtrise des questions stratégiques. En pleine guerre froide son aptitude à anticiper les évolutions  du monde afin de garantir à la France sa sécurité et lui permettre de tenir son rang sur la scène internationale conformément à sa vocation s’imposait à tous.

Quelle que soit l’opinion que l’on peut avoir sur l’issue de la question algérienne, il faut reconnaître que la France avait à sa tête, jusqu’en 1969, un chef de l’Etat qui n’ignorait pas grand-chose des questions militaires.


Pendant un demi-siècle, les candidats à la magistrature suprême, qui avaient certes une expérience militaire élémentaire, s’étaient-ils préparés à exercer ces responsabilités ? Possédaient-ils,  dès leur prise de fonction, une réelle maîtrise des questions de défense qui  demeurent, avant même les questions économiques ou sociales, la première responsabilité du chef de l’Etat?

Quels sont, parmi les candidats déclarés ou potentiels qui  aspirent en 2012 à exercer les  fonctions politique et militaire suprêmes, ceux qui ont développé une véritable réflexion sur ces questions centrales pour l’avenir du pays ?


Ce que les Français doivent savoir et exiger

Or dans le monde d’aujourd’hui, si la France ne risque plus d’être envahie par une armée voisine, les Français sentent  monter confusément des menaces de tous types venant de tous les horizons.  Ils sont à cet égard plus lucides  - ou courageux – que leurs responsables et expriment plus librement leurs préoccupations que ne le font la plupart des médias.

Ils doivent d’abord savoir  que ce n’est pas le budget de la Défense qui est  la cause de la dette actuelle de 1 800 Mds €. Faut-il rappeler que, dans les années 60, l’effort fait par chaque Français pour la Défense était deux fois plus important et que, malgré cela, le déficit budgétaire n’existait pas et la dette était nulle ?

Ils doivent veiller ensuite à ce que la France dispose d’une armée forte et indépendante capable de garantir leur sécurité, de les aider lors des catastrophes en France, et de protéger leurs parents expatriés dans des pays souvent instables.

Ils doivent exiger que leur pays soit respecté par tous les autres et qu’il honore ses engagements et ses devoirs envers les pays amis les plus fragiles et les plus menacés.

Ils doivent être conscients qu’aujourd’hui, malgré une réduction considérable de notre effort de défense, l’industrie d’armement emploie encore 200 000 personnes dans des secteurs de haute technologie. Les Français savent que les positions de leader que notre pays occupe dans le spatial et le nucléaire sont, pour une bonne part, le fruit des efforts déployés pour la réalisation de la force de frappe il y a 50 ans. Ils n’ignorent sans doute pas que les exportations d’armement contribuent largement à la réduction de notre déficit du commerce extérieur.


Critère de choix

L’élection du futur président se fera beaucoup plus que l’élection précédente sur la vision stratégique du candidat et sa maîtrise des questions militaires et de défense.  Le contexte international se durcit, les menaces se multiplient et le souvenir de l’imprévoyance des années 30 marque encore profondément notre pays.

Les candidats ne pourront pas justifier une nouvelle coupe dans les dépenses militaires pour tenter de réduire une dette qu’ils ont contribué à créer depuis 1975.
Alors que la cohésion nationale se fragilise et que la pression des pays du Sud se fait sentir de façon grandissante, il ne peut être question de laisser à nos enfants un pays sans défense.

Le futur chef de l’Etat et chef des armées doit s’engager formellement sur ce point.

La Rédaction de l’ASAF (www.asafrance.fr)

ASAF

Mercredi 23 mars 2011

Le site www.asafrance.fr est accessible gratuitement à tous les internautes. Il offre un vaste éventail d’articles et de documents d’intérêt militaire rédigés librement et sans polémique: explications sur les opérations en cours, réflexions sur les armées, histoire, recensions d’ouvrages,… Vous y retrouverez également en archive, tous les textes et vidéo mis en ligne depuis 18 mois.
Un espace du site est réservé aux seuls membres de l’ASAF. Il offre des informations sur la vie de l’association, des revues de presse d’intérêt militaire et des articles à caractère géopolitique.
Pour y accéder, il vous suffit d’adhérer à l’association (25€) qui ne sollicite par ailleurs aucune subvention officielle pour préserver son indépendance et sa liberté d’expression.

La publication trimestrielle de l’ASAF (printemps 2011) est en cours de diffusion par la poste à tous les adhérents de l’ASAF. Elle a été tirée à 8 500 exemplaires et est proposée à tous ceux qui le souhaitent au prix unitaire de 5€ port compris (commande à adresser à ASAF ; 18 rue de Vézelay; 75008 Paris).
Le précédent numéro est consultable sur le site (mis en ligne le 14 mars).

Bonne lecture et si vous le souhaitez, rejoignez-nous.
Cordialement

GBR (2s)Henri PINARD LEGRY
Président de l’ASAF

Lettre de l’ASAF du mois de mars 2011

Mercredi 23 mars 2011

« Ne pas subir »
(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

L’armée et la politique de la France

Au moment où la France engage son armée en Libye, nos pensées vont vers tous les militaires qui à l’étranger servent avec courage, compétence et détermination les intérêts supérieurs de la Nation. Ils sont aujourd’hui, plus que jamais, l’honneur de la France.

En voyant aujourd’hui les avions français en mission au dessus de Benghazi,  comme le sont depuis des années nos soldats, marins et aviateurs en opération en Afghanistan, dans l’Océan indien, au Liban et en Afrique, on ne peut s’empêcher de rappeler les nombreuses coupes effectuées dans les budgets de la Défense depuis trois décennies. Elles ont privé nos armées de capacités qui font défaut aujourd’hui et elles ont considérablement amoindri notre potentiel de combat. Le payerons-nous au prix du sang ?

Aujourd’hui n’y a-t-il pas comme une incohérence dans une relance de la diplomatie française en s’appuyant sur des atouts militaires que les responsables politiques ont contribué à rétrécir dangereusement ? Car, ne nous y trompons pas, si le conflit durait nous aurions bien du mal à soutenir ce rythme.

C’est dans ces circonstances où la France joue sa crédibilité sur la scène internationale que nous mesurons les conséquences de décisions à courte vue, notamment celle qui a conduit la réduction de moitié  du budget de la Défense au nom des dividendes de la paix. De quel poids peut peser une Nation comme la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, si elle ne possède pas un ensemble cohérent et puissant de capacités militaires ?

On comprend bien pourtant que les opérations en cours exigent des équipements militaires extrêmement complexes à mettre en œuvre : moyens de renseignement, systèmes d’armes, réseaux de commandement et de transmission, dispositif logistique en particulier. Or la mise en condition des forces armées pour de tels engagements nécessite des crédits pour développer et acquérir en nombre suffisant des matériels performants, mais également du temps et beaucoup d’entraînement pour remplir avec succès la mission dans des zones souvent inconnues et des conditions toujours difficiles.

N’en déplaise aux technocrates irresponsables, l’armée n’est pas une « vaste entreprise » et son organisation comme son fonctionnement n’ont rien à voir avec ceux des groupes industriels ou commerciaux. Sa finalité n’est pas la leur ; elle doit être capable d’agir sur court préavis, n’importe où dans le monde avec ses propres moyens pour mener des actions de guerre. On est bien loin des problèmes à résoudre par les multinationales…

La France, malgré les contraintes financières du moment, doit redresser d’urgence la courbe de l’évolution de son budget militaire et réinvestir dans sa Défense pour retrouver des capacités opérationnelles cohérentes avec la politique qu’elle conduit et ses ambitions légitimes.
A l’aune de la multiplicité des menaces et de leur diversité croissante, c’est un impératif absolu.

Notre nouveau Ministre saura-t-il abandonner cette réforme dévastatrice dite « des bases de défense » qui vise avant tout à rogner des effectifs en s’inspirant des méthodes de management des grands entreprises dont les contraintes n’ont rien à voir avec celles d’une armée en opération ?

Il serait désastreux pour la France que sa stratégie militaire et les moyens militaires dont elle dispose ne soient plus en mesure d’appuyer sa politique étrangère, comme ce fut dramatiquement le cas en 1939. Il y a en effet un paradoxe grave à diminuer drastiquement les effectifs des armées (plus de 50 000 hommes soit 15% du total, mais 25% dans l’armée de l’air) au moment où la France cherche à être présente diplomatiquement, donc militairement, dans toutes les zones de crises.

Dans un tout autre registre, le Japon fournit un bel exemple de ce à quoi peuvent aussi servir les armées dans une catastrophe qui est, à cet égard, une véritable surprise stratégique. Dans l’urgence et le chaos, les forces d’auto-défense ont assuré le déploiement rapide de moyens de détection, de secours, de recherche, de transport en complément des moyens civils existants.

L’armée, grâce à sa disponibilité permanente, à la diversité et à la puissance de ses équipements, à son aptitude à agir en toute autonomie et à son expérience très riche de nombreux types de crises, doit demeurer au cœur des préoccupations de la Nation.

Repas de Noël à Lyon

Vendredi 12 novembre 2010

Le but monter un réseau pour permettre à nos soldats qui quittent l’armée
d’arriver à se reconvertir dans de bonnes conditions en s’appuyant sur un
réseau d’anciens et augmenter ainsi le nombre d’adhérent à l’amicale.

Chacun devra prendre contact avec Régis LE COUR GRANDMAISON à l’adresse suivante :

Régis LE COUR GRANDMAISON
Directeur de l’internat des classes préparatoires
Institution des Chartreux
58, rue Pierre Dupont
69001 Lyon
Email : r.lecourgrandmaison@leschartreux.com

et s’inscrire avant le 1er décembre en m’envoyant un mail et un acompte pour
le repas de 15 euros qui sera obligatoire. (c’est important car si nous
sommes nombreux je dois réserver une salle)

Dates / 16 décembre de 12H00 à 14H00
Lieu /  Restaurant : Maison Rousseau (en l’honneur de notre président)
Les halls de LYON
102 cours LAFAYETTE
69003 LYON
Menu / Plateau de fruit de mer
Prix / Pas plus de 40 euros en fonction du vin qui sera pris. Le complément
sera demandé sur place….